L’hybride, l’avenir du travail

L’hybride, l’avenir du travail
(Last Updated On: 26 avril 2021)

Cela fait maintenant un an que la pandémie a contraint les entreprises à fermer leurs bureaux et à proposer à leurs salariés de faire du télétravail. Alors que tous espéraient un retour à la normale à compter de 2021, on est bien obligé de reconnaître que cela ne sera pas le cas. Et même si cela avait été le cas, les télétravailleurs sont-ils prêts à reprendre le chemin des bureaux et leur rythme normal de travail ? Tout porte à croire que non …

Le télétravail : les travailleurs sont loin de s’en plaindre

Travailler de chez soi avec les enfants qui chahutent et mettent le désordre partout … qui aurait pu croire qu’on finirait par s’y habituer, voire à préférer cela au calme et à l’ordre de nos bureaux et pourtant si. Nous y avons pris plaisir et nous sommes désormais nombreux à appréhender un retour à la normale.

Il faut avouer que le travail à distance, même si cela a été instauré dans un contexte de peur et de panique, offre de nombreux avantages :

  • pas de déplacements et d’embouteillages
  • pas de rush le matin pour se préparer et préparer les enfants dans la foulée
  • plus de présence à la maison et auprès de ses proches
  • un meilleur équilibre vie professionnelle/vie privée
  • des horaires plus flexibles
  • un cadre de travail plus douillet …

Que demander de plus ? Que la pandémie se termine enfin (bien évidemment), mais cela signifierait-il retour aux bureaux et dans les embouteillages sans fin ?

Les télétravailleurs veulent rester télétravailler

Les télétravailleurs veulent rester télétravailler

Même dans l’éventualité d’un retour à la normale, la majorité des télétravailleurs veulent maintenir leur rythme actuel de travail. Difficile, en effet de ne pas prendre goût à tous les avantages qu’offre le télétravail si bien que désormais, ce sera aux employeurs de s’adapter. Rassurez-vous, les entreprises y gagnent aussi, car malgré des locaux vidés de la majorité des travailleurs, leur productivité a quand même augmenté.

Il s’avèrerait effectivement que le fait de travailler de chez eux motive plus les salariés. Questionnés sur le travail à domicile, près de 82 % des 25-34 ans et 75 % des 55-64 ans y sont favorables.

Cet engouement pour le télétravail a été remarqué en France, mais aussi aux Etats-Unis, au Japon, en Australie, au Royaume-Uni et en Allemagne. Face à cette nouvelle tendance, il est indéniable que l’on entre dans une nouvelle ère où on parle d’hybridation de travail. On est même quasi-certain que le travail hybride sera l’avenir du travail, avec ou sans pandémie.

Lire aussi – Le retour au travail après le confinement

Qu’entend-on par travail hybride ?

Sous ce terme un peu « archaïque » on se réfère à la possibilité de travailler 4j/5 ou 4,5j/5 à la maison et de se rendre un jour ou une demi-journée par semaine au bureau pour assister à des réunions ou faire le point avec son équipe. Evidemment, la majorité du travail se fera depuis le domicile de chacun. De cette nouvelle tendance va découler de nombreux changements, surtout pour les employeurs :

  • des horaires de travail plus souples : on dit adieu au classique 9h-17h puisque les télétravailleurs peuvent commencer leur journée plus tôt ou plus tard selon leur emploi du temps. Notez qu’en restant à la maison, ils devront aussi s’occuper des tâches ménagères, des enfants sans pour autant négliger leur travail. A eux alors de gérer leur temps et aux employeurs de s’adapter à ces nouveaux besoins pour que leurs salariés puissent maintenir au mieux leur équilibre vie professionnelle/vie privée. On parle, dans ce contexte, d’organisation hybride.
  • La mise en place d’un style managérial « top-down » (du haut vers le bas) : avec ce nouveau modèle du travail, la communication au sein de l’entreprise se veut plus transparent, plus ouvert et moins rigide qu’auparavant. Alors que les informations passaient par de nombreux intermédiaires hiérarchiques, aujourd’hui, le canal est plus court, partant du top de la hiérarchie directement vers les employés ou les collaborateurs. Grâce à ce système, on ne craint aucune déformation des informations et avouons-le, cette forme de communication renforce davantage les liens entre les membres de l’entreprise et confère un sentiment d’appartenance à chaque salarié.
  • Une socialisation plus virtuelle, mais facilitée : avant la pandémie, les salariés se rencontrent autour de la machine à café pour sociabiliser, échanger, faire connaissance … Maintenant que chacun a sa propre machine à café à la maison, comment va-t-on faire pour que les différents membres de l’équipe sociabilisent entre eux ? Il faut mettre en place un espace central et collaboratif. Le but : que tout le monde puisse se retrouver sur cette plateforme et maintenir le lien qui les unissait.
  • Un espace ouvert à tous, mais qui requiert une bonne gestion : même si cet espace souhaite accueillir tout le monde, il faut souligner que tous les canaux de conversation n’intéressent pas forcément tout le monde. Par conséquent, chaque salarié ne devrait adhérer qu’aux conversations qui touchent, de près et de loin, à leur travail et à leurs centres d’intérêts.
  • De meilleures relations entre les responsables des ressources humaines (RH) et les collaborateurs. Il faut dire qu’avec la crise sanitaire que le monde traverse, tout le monde tend à se préoccuper des autres. Même des collègues qui n’ont jamais eu une bonne entente sont plus soucieux les uns des autres. On a ainsi remarqué que le travail à distance rend les salariés (quel que soit leur poste), plus à l’écoute, plus disponibles et plus ouverts les uns envers les autres. Tous sont vigilants et réagissent rapidement en cas de symptômes relatifs au stress, à la dépression, au burn-out, au surmenage … Certaines applications, comme Slack, proposent même un questionnaire aux collaborateurs pour s’assurer de leur bien-être.

Grâce aux plateformes collaboratives, les entreprises sont plus soucieuses de la qualité de vie au travail de leurs employés.

Des plateformes collaboratives révolutionnaires

Les besoins des entreprises ont changé avec la généralisation du télétravail, du moins pour les entreprises qui ont cette possibilité. Pour leur permettre de conserver ce mode de travail hybride, même après la pandémie, des plateformes collaboratives ont vu le jour dont Slack.

Grâce à ce dernier, les entreprises peuvent ouvrir un espace central en ligne. Notez qu’une telle plateforme peut accueillir de nombreuses entreprises, mais chaque boîte disposera de son propre espace, uniquement accessible à ses salariés.

Une fois l’espace ouvert, il leur sera possible d’y passer des appels, de lancer des discussions en direct, d’échanger des données et même d’organiser des réunions en ligne. Autrement dit, une bonne gestion de cet espace d’hybridation vous poussera à réduire les réunions au bureau. Et ce n’est pas tout puisque Slack permet aussi l’utilisation de nombreux outils dont on a besoin au quotidien comme Google Drive.

Qui dit hybride dit siège social virtuel

Si le travail hybride se généralise, de plus en plus d’entreprises disposeront désormais d’un siège social virtuel. Les bureaux physiques seront de moins en moins utilisés (ce qui réduira aussi les loyers à payer) et pour les réunions hebdomadaires ou mensuelles, les employeurs pourront toujours conserver une pièce dédiée ou en louer une pour l’occasion.

Un autre avantage pour les entreprises est qu’elles pourront désormais recruter des talents aux quatre coins du globe. Nul doute que cette diversification améliorera plus d’une activité. Pour les candidats en quête d’un emploi et qui souhaite améliorer leur carrière professionnelle dans un futur contexte post-covid, les opportunités à saisir seront nombreuses. Il ne leur reste plus qu’à entrer en contact avec le responsable du travail à distance, car oui, certaines entreprises ont déjà créé ce poste pour faire face au changement que connaît le monde du travail.

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